Cartellieri, Otto; Heidelberger Akademie der Wissenschaften / Philosophisch-Historische Klasse [Editor]
Sitzungsberichte der Heidelberger Akademie der Wissenschaften, Philosophisch-Historische Klasse (1912, 11. Abhandlung): Beiträge zur Geschichte der Herzöge von Burgund [1/2] — Heidelberg, 1912

Page: 17
DOI Page: Citation link: 
https://digi.hadw-bw.de/view/sbhadwphkl_1912_11/0017
License: Free access  - all rights reserved
0.5
1 cm
facsimile
Beiträge zur Geschichte der Herzöge von Burgund.

17

Avis et opinion sur ce que doit faire le duc de Bourgongne
apres la mort du duc d’Orleans.
[AJ II semble premierement que la cedule est response nega-
tive aux cleux requestes, dont estoient chargez les ambassadeurs,
c’est assavoir de mettre au neant la revocation de la lettre et cle
donner audience, et que la cedule qui contient III poins principaux
ne fait ä recevoir, ne quant ä la seurete, car c’est pour clecevoir,
ne quant ä prier pardon, car c’est infamie particuliere et quant le
propos que monseigneur a fait faire et baille par escript37, ne
quant au mariage, car ä l’ombre clu mariage, monseigneur pour-
rait estre tue et mis ä mort.
Itern ne lui semble point que monseigneur cloit entrer ä rno-
cliffier la clicte cedule, et que monseigneur doit mettre avant la
poursuite clu bien publique clu royaume, et qu’il doit faire apprester
ses gens secrettement et aller clevers le roy et mener le grand n.38
avec lui, et par ce monseigneur emploiera au gre du peuple, ses
gens d’armes et effacera les maux qu’ils ont fait et monstrera qu’il
veult le bien public. Et cjuelque traitte, ne quelque chose qu’on
veuille faire ä monseigneur, il ne se cloit point clepartir, qu’il ne
soit oui en auclience publique, ä l’encontre de ce qui a este dit par
la partie adverse, et le plus brief que faire se pourra, monseigneur
cju’il voise par cle lä.
[B] L’autre opinion. Premierement que monseigneur ne se
doit point defaire cle ses gens, et que ce seroit. donner malvais
cuer ä tout le peuple, cle s’en aler sans rien faire ou avoir
autrement besoigne, et que la surete qu’on baille en la cedule,
n’est pas sehure, ne monseigneur ne s’y doit. point attendre.
Item quant au seconcl point de la ceclule, de clemander pardon,
monseigneur ne le cloit faire pour rien. Et mesmement que
suppose qu’il n’y eust point cle cleshonneur, la chose n’est point
sehure, pour les enfants qui sont moinclres d’ans, et seroit contre
tout ce que monseigneur a fait publier, et approuver, ce qu’on a
propose contre lui. Itern quant au tier point clu mariage il ne lui
semble point qu’il soit ä faire, car ce seroit mettre monseigneur
en peril soubs umbre dudit mariage, et que ses ennemis seroient
tous les jours en sa rnaison, et seroit perdre sa fille et son argent.
Et pour ce luy sernble que la ceclule ne soit point ä recevoir, ne

37 sic.
38 Leider nicht verständlich.
Sitzuogsberichte der Heidelb. Akademie, phil.-hist. Kl. 1912. 11. Abh.

2
loading ...

© Heidelberger Akademie der Wissenschaften